La loi sur l’accès à la profession d’avocat au Gabon en cours de modification!?

La loi sur l’accès à la profession d’avocat au Gabon serait en cours de modification. C’est une information que nous donne le quotidien national l’UNION dans sa parution du 23 mai 2020.

Selon ce journal, le Président de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’homme de l’Assemblée nationale, Monsieur Gabriel Malonga Mouelet a été auditionné par les vénérables sénateurs du Gabon.

Il a ainsi eu l’occasion de présenter et défendre sa proposition de loi portant modification de certaines dispositions de la loi 13/2014 du 7 janvier 2015 fixant le cadre d’exercice de la profession d’avocat en République gabonaise.

Selon Monsieur Gabriel Malonga Mouelet, la modification de cette loi vise à « expurger certains éléments bloquants de la loi 13/2014, à l’origine du non-recrutement d’avocats stagiaires par le barreau du Gabon depuis 2013 ». Selon ses analyses, plusieurs cabinets d’avocats gabonais travailleraient en effectif réduit, faute de pouvoir recruter de nouveaux avocats. Toujours selon lui, de nombreux aspirants à la profession d’avocat ne peuvent voir leurs rêves se réaliser en raison du texte actuel qui constitue une véritable entrave pour quiconque veut devenir avocat sans sortir du Gabon.

Selon le journal l’UNION, l’argumentaire de Monsieur Gabriel Malonga Mouelet aurait déjà convaincu les députés. Le tour revient maintenant aux sénateurs d’examiner le texte, et de l’adopter ou non.

Le Réseau international des avocats gabonais (RIAG) qui compte bien se faire entendre d’une manière ou d’une autre à l’occasion de cette modification législative, espère vivement que le texte qui verra le jour sera dépouillé de toutes ses incohérences et facilitera réellement l’accès à la profession tant au Gabon qu’à l’étranger. Il faut en effet signaler que les avocats gabonais inscrits dans des barreaux à l’étranger dépendent également de ce texte. C’est la raison pour laquelle, le RIAG porte une attention particulière au contenu de ladite loi.

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